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Rushan Xhaferi: Quoi de neuf en 2021?

Tout le monde avait hâte que 2020 décâlisse! Et avec raison. Mais pour avoir quoi en échange? Une autre année comme celle-ci? Une autre année comme 2019?

Car 2020 fut une année terrible pour certains, mais excellente pour d’autres. Pareille que 2019, 2018, et les autres années auparavant. Des pauvres de plus en plus pauvres et des milliardaires de plus en plus riches. Les mêmes politiciens en place, peu importe la couleur de leur parti. Corrompus jusqu’à l’os; menteurs jusqu’au nez de Pinocchio avec le même discours redondant.

Or, la situation ne nous rend pas cyniques, juste réticents à nous faire abuser. Qui sont les covidiots?

Partis loin du climat anxiogène et de l’isolement obligatoire, des Québécois ont pris la décision de passer au moins une semaine sans baigner dans la morbidité des chiffres mortuaires et des articles alarmants à outrance. Partir dans un climat chaud et calme semblait être une solution viable dans un Québec fermé à double clé. Or, il ne fallait pas compter sur les covidiots.

Contrairement à ce que les médias laissent croire, les covidiots ne sont pas ceux qui crachent sur des gens et refusent de mettre le masque. Ceux-ci sont des cons qui manquent de savoir-vivre et ne comprennent pas ce qu’est une société civilisée. Les covidiots sont d’autres. Ce sont ceux qui ne comprennent pas ce qu’est un virus ou l’immunité. Ce sont ceux qui ont raté les cours de l’histoire et des autres épidémies, voire des pandémies. Ceux qui angoissent pour écrire un article. Ceux qui dénoncent leurs voisins, car la maireidiote le leur a demandé. Ceux qui boivent les paroles du Premier ministata qui ment à profusion. Ceux qui croient les journalopes sur parole. Ceux qui se sentent mal quand les autres sont bien.

Les touristes du Décembre 2020 n’ont pas agi contre les autres. Ils ont agi pour eux. Ils ont posé un acte pour leur bien. Mais ceci est juste un détail. Leurs raisons leur appartiennent. Or, le déversement du fiel journalistique nous montra encore une fois que les soi-disant gardiens du quatrième pouvoir, qu’est le média, ne sont rien d’autre que les chiens de garde d’un système qui a une tendance fascistoïde de plus en plus dans un Québec de moins en moins démocratique.

Quand le Premier ministre excuse et même dédouane son ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon écorché vif de la Commissaire à l’éthique, qui a continué à bafouer les règles des mois après avoir reçu un avertissement, François Legault a déclaré : « Les règles doivent être changées, pour encadrer des « cas exceptionnels » comme celui de M. Fitzgibbon ». Le ministre bafoue les règles et c’est la loi qui n’est pas bonne, selon le père Legault. Des touristes partent en vacances en respectant la loi, et les journalistes trouvent des arguments idiots pour écrire des bêtises.

Ils étaient où les journalistatas pour rappeler à François Legault que dura lex, sed lex. Mais les journanuls, occupés à chercher des idées comment ils allaient écrire un autre article pour mettre la faute sur les gens dans un Québec complètement mal géré, se sont tus honteusement. La vérité amère nous dit que les médias ne sont pas démocratiques et pas pour la démocratie. Ces personnes, qui probablement ont une hypothèque à payer et doivent obéir à leur boss, feront tout pour justifier les décisions du gouvernement coute à dire des bêtises et de fausses vérités. Collés trop au pouvoir, toute décision future, lancée tels des ballons d’essai de la part du gouvernement semble, dans un premier temps, analysée par des pseudos spécialistes de l’information pour mieux vendre la décision à la population que ces mêmes journalistes méprisent.

Chroniqueuse à Radio-Canada, le 2 Décembre 2020, dans l’émission de Michel C. Auger, Lise Bissonnette a failli dire une bêtise en direct. « Je commence à être troublée par cette idée, Noël, la famille, d’abord, est-ce que la famille c’est si …  Bon, vous avez connu comme moi. On connait tous des gens qui se sauvent du temps des fêtes. » Écoutant en direct de tels propos, j’ai hurlé dans ma voiture, car je ne pouvais pas m’arracher les cheveux de la tête de peur de lâcher le volant et avoir un accident.

Le mot que Lise Bissonnette n’a pas prononcé est le mot « importante ». La chroniqueuse était prête à dire que la famille n’est pas si importante alors, pourquoi fêter Noël en famille. Quoi dire après ça. Quand une telle dame qui est certainement une femme respectueuse arrive à dire de telles bêtises pour justifier le fait que le gouvernement Legault allait annuler le contrat moral sur les réunions de Noël en famille que ce dernier avait proposé sans que personne ne lui demande quoi que ce soit, le niveau des chroniqueurs est tombé au plus bas. Il ne fait pas oublier que ce sont ces personnes qui ont une influence dans la population surtout quand jour après jour, on répète le même message. Le message est simple. Le gouvernement est bienveillant et c’est la faute des gens.

Mars 2020 nous a montré que la mondialisation est un leurre, que le capitalisme a failli, que la vie n’est pas ce que l’on croit, que les gouvernements ne servent à rien, que la solidarité est primordiale si on a mis du temps pour la bâtir. La solidarité n’est pas de rester chez soi pour ne pas (hypothétiquement) contaminer ton voisin. La solidarité c’est sentir un vide dans ton estomac quand ton voisin n’a pas mangé à sa faim. C’est sentir la douleur quand un Syrien a le visage éclaté d’un obus américain. C’est sentir une démangeaison quand le petit africain travaille sans relâche dans une mine de coltan pour que nous ayant un téléphone intelligent qui nous éloigne de nos amis. Cette soi-disant crise n’aura servi à rien si la réflexion sur le monde avant 2020 ne se pose pas comme base pour le 2021. L’humain comme élément essentiel au bonheur de tous.

Les italiens disent : « Qui vit en espérant meurt en chiant ». Mauvaise posture pour quitter ce monde. Cependant des milliers de vieilles personnes ont quitté ce monde dans l’ignominie totale en pleine merde et l’indifférence absolue. Il a fallu ce virus ridicule pour que ce gouvernement s’ouvre les yeux face à ce désastre annoncé par Sol, Michel Chartrand, Yvon Deschamps et autres.

Depuis le printemps 2020, le gouvernement Legault réalise que les vieux meurent. Dans une journée normale, 200 Québécois quittent cette vie, à leur bonheur des fois, pour ne plus vivre dans ce monde souvent dégueulasse.  Or, en 2020 le Premier ministre veut avoir un moratoire sur la mort. Personne n’aurait le droit de partir sans l’assentiment de son gouvernement sous peine d’amende.

La politique a toujours été un jeu à somme nulle pour le peuple, voire à son désavantage. Les politiciens espèrent un peuple docile, mot utilisé par la vice-première ministre. Un peuple qui ne remet rien en cause. Un peuple qui obéit aveuglément. Politiciens et journalistes veulent un peuple anesthésié qui tel un zombie ne peut plus faire preuve de discernement et de jugement. François Legault comme un prestidigitateur fait son numéro où la belle fille qui montre trop son corps est incarnée par cette saloperie de presse comme diversion qui permet au premier ministre de nous faire passer des vertes et des pas mures quotidiennement.

Souhaiter la bonne année, c’est souhaiter l’insurrection. Bonne insurrection 2021!